Ovi -
we cover every issue
newsletterNewsletter
subscribeSubscribe
contactContact
searchSearch
Status: Refugee - Is not a choice  
Ovi Bookshop - Free Ebook
Stop human trafficking
Ovi Language
Michael R. Czinkota: As I See It...
WordsPlease - Inspiring the young to learn
Tony Zuvela - Cartoons, Illustrations
Stop human trafficking
 
BBC News :   - 
iBite :   - 
GermanGreekEnglishSpanishFinnishFrenchItalianPortugueseSwedish
Europeennes: Le PS Fait Le Choix De La Mediocrite
by Europe & Us
2009-03-06 08:03:33
Print - Comment - Send to a Friend - More from this Author
DeliciousRedditFacebookDigg! StumbleUpon
Disons-le tout net : le PS, pourtant dirigé par la fille de Jacques Delors, montre une nouvelle fois que Hémicycle 1 l’Europe reste largement étrangère à sa culture interne. Comme l’a montré la composition des listes le week-end dernier, pour lui, les élections européennes sont juste un moyen de récompenser les affidés des différents courants qui le composent, sans tenir aucun compte de la compétence des futurs élus. On peut même dire que la compétence peut se retourner contre celui qui en est doté, comme en témoigne l’éviction de Gilles Savary, l’un des rares socialistes français à peser à Strasbourg (qui peut dire merci à Vincent Peillon et David Assouline).

Certes, le PS n’est pas le seul dans ce cas, l’UMP n’ayant pas donné une meilleure image de son engagement européen en évinçant brutalement l’excellent Alain Lamassoure de la tête de liste du sud-ouest au profit du pâlichon Dominique Baudis qui n’a laissé aucun souvenir de son précédent passage à Strasbourg. Nicolas Sarkozy qui plaidait pour que la France « envoie les meilleurs » au Parlement européen n’a ni donné l’exemple, ni été entendu par ses adversaires. Après cela, étonnez-vous que la France n’ait guère d’influence au Parlement européen.

 

Sur les 31 députés socialistes sortants, on n’en retrouve que 11 en position éligible, les socialistes ne comptant guère rééditer leur exploit électoral de 2004 : s’ils ont une vingtaine d’élus, ils pourront s’estimer heureux. Soit, quand même, 20 sortants sur le carreau. Michel Rocard, Martine Roure, Bernard Poignant et Catherine Guy-Quint ayant décidé de raccrocher les gants, ils ne sont en réalité que 16 à avoir été réellement virés. Pour avoir démérité ? Que Nenni ! Il s’agit évidemment d’équilibre entre courants. Cela étant, mis à part Savary (qui a dû laisser sa place à Éric Andrieu dont les fonctions de vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon annoncent une présence épisodique à Strasbourg) et les quatre qui ont renoncé à se représenter pour raisons personnelles, personne ne regrettera les sortis qui n’ont guère brillé durant la mandature écoulée. C’est sans doute autant de leur responsabilité personnelle que de la faiblesse structurelle de la délégation socialiste française, profondément divisée entre ouiste et noniste, qui les a privés de tout poids réel au sein du Parti socialiste européen.

Ceux qui ont réussi à jouer des coudes ne sont guère plus brillants que les sortis : pour ne s’en tenir qu’à deux célébrités de la scène politique hexagonale, qui connaît Benoît Hamon, le porte-parole du PS, ou Vincent Peillon au Parlement européen ? Personne. Combien de rapports (un pour Hamon, deux pour Peillon), quel taux de présence dans les commissions parlementaires ? Ils étaient bien plus occupés à assurer leur avenir politique en France qu’à travailler à Bruxelles. L’Europe, pour eux, c’est surtout une planque confortable que l’on attend de quitter pour un mandat national (comme Pierre Moscovici l’a montré). On ainsi reste sidéré de voir que Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, a réussi à s’assurer une place éligible (aucun rapport, cinq prises de parole en cinq ans en plénière…). Dès lors, pourquoi ne pas donner leurs chances à Isabelle Thomas, conseillère régionale de Bretagne, à Gilles Pargeaux, premier secrétaire fédéral de Normandie, à Estelle Grellier ou à Sylvie Guillaume ? Vous ne les connaissez pas ? Ce sera sans doute encore le cas dans cinq ans.

Heureusement que Pervenche Berès, la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, a réussi à sauver sa place (seconde en Île-de-France). C’est bien la seule, dans cet aréopage pâlichon, à avoir su gagner le respect de ses pairs, même si elle rame sérieusement depuis qu’elle a appelé à voter non au traité constitutionnel européen, qu’elle avait pourtant approuvé dans un premier temps pour l’avoir négocié. Mais en restant fidèle jusqu’au bout à son maître Laurent Fabius, ce qu’elle a perdu à Bruxelles, elle l’a assuré à Paris. CQFD.

Jean Quatremer est journaliste


  
Print - Comment - Send to a Friend - More from this Author

Comments(1)
Get it off your chest
Name:
Comment:
 (comments policy)

Emanuel Paparella2009-03-06 15:13:20
Il y a peu doute dans mon esprit qui les chefs d'UE sont les miniatures intellectuelles, seules politiciennes, une fois comparés aux géants qui étaient les pères fondateurs de l'UE.


© Copyright CHAMELEON PROJECT Tmi 2005-2008  -  Sitemap  -  Add to favourites  -  Link to Ovi
Privacy Policy  -  Contact  -  RSS Feeds  -  Search  -  Submissions  -  Subscribe  -  About Ovi