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Roumanie : la crise fauchera le secteur agricole en septembre Roumanie : la crise fauchera le secteur agricole en septembre
by Newropeans-Magazine
2009-07-22 09:35:22
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Comptant parmi les principales puissances agricoles de l’Union européenne, la Roumanie risque d’être pleinement touchée par la crise à partir de septembre. Pour les agriculteurs, les prêts sont devenus très difficiles à contracter et l’évasion fiscale prend de l’ampleur. Mais depuis le 1er janvier 2009, des aides européennes ont été accordées et une conversion vers l’agriculture biologique est envisagée.

Ioan Niculae, PDG de l’agence agricole InterAgro, confie que dans le secteur agricole le pic de la crise n’a pas encore été atteint. Selon lui, les mois les plus critiques seront bien septembre et octobre : « Nous allons voir au mois de septembre, octobre, combien d’agriculteurs pourront reprendre le cycle des travaux agricoles ».

La première difficulté des agriculteurs, c’est le manque d’argent, poursuit Ioan NiNewropeans-Magazineculae. « Sur le montant total des subventions qu’ils perçoivent, 30 à 40% sont perdus à cause des intérêts relatifs aux crédits agricoles et à la dévaluation de la monnaie nationale face à l’euro, entre le moment où commencent les travaux agricoles et celui où ils perçoivent enfin les sommes promises. De plus, les trois sources de financement (sources propres, crédits bancaires, subventions) sont pratiquement inaccessibles. Tout d’abord, les sources propres sont quasi inexistantes à cause de la chute des prix des denrées agricoles. Ensuite, les crédits bancaires ont connu une hausse fulgurante des intérêts depuis septembre 2008, ce qui n’a pas favorisé les crédits des agriculteurs. Enfin, les subventions, au lieu d’être accordées au début de l’année agricole, sont allouées à la fin, au détriment des agriculteurs », conclut Ioan Niculae.

« Les banques nous dépouillent complètement »

Selon Adrian Rădulescu, président de la Ligue des associations de producteurs agricoles (LAPAR), les agriculteurs sont tout simplement anéantis, puisque le marché des céréales est le plus touché. Les recettes de la récolte ne permettent pas de couvrir les coûts de production. « Il y a un moins de cela le prix du blé était de 0,55 lei/kilo (0.13€/kilo), alors qu’à présent il est de 0,36 lei. Idem pour l’avoine. Enfin, les banques se comportent comme de vrais escrocs. Ce n’est pas normal de démarrer à des intérêts de 11% et de finir à 27% », s’indigne-t-il.

roman001Un autre problème est celui de la dépendance des producteurs vis-à-vis des organismes ou personnes responsables du stockage des céréales, qui ont comme unique objectif de profiter de la situation. […]

L’accès aux fonds structurels, censés soutenir les agriculteurs, ne s’avère pas si facile que cela. Le PDG de la société productrice de charcuteries, Radu Timis, se plaint de la difficulté d’obtenir ces fonds : « Je suggère au ministère de faciliter les modalités d’obtention des fonds structurels. Nous avons soumis deux projets concernant des fermes de truies et nous nous sommes heurtés à toutes sortes de problèmes notamment sur le classement et différents points pour obtenir des fonds. Parmi les conditions à remplir, l’une concernait l’âge d’un des actionnaires qui avait moins de 40 ans. Ce n’est pas réaliste. »

Préjudices d’un milliard d’euros

L’évasion fiscale, qui débute en même temps que la récolte, porte également atteinte à l’État roumain à hauteur d’un milliard d’euro, estime le patronat de l’industrie de meunerie et boulangerie Rompan.

« La vente se fait sans documents. Selon notre calcul, le préjudice sur le budget national s’élève à un milliard d’euros », constate Aurel Popescu, directeur de Rompan. Les représentants des sociétés de panification affirment que 75% des sociétés actives dans le secteur ne respectent pas leurs obligations fiscales et la seule solution pour réduire l’évasion fiscale serait de baisser la TVA à 5%. Le ministre de l’Agriculture, Ilie Sârbu, va dans ce sens : « il ne suffit plus de réaliser des visites et des contrôles, ils trouveront toujours des subterfuges pour échapper à la fiscalité. La seule solution est de toucher à la TVA ».

Roxana Dimache (Evenimentul Zilei)


      
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