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Chantiers arretes et prix de l'immobilier en chute libre : la crise est arrivee au Montenegro Chantiers arretes et prix de l'immobilier en chute libre : la crise est arrivee au Montenegro
by Newropeans-Magazine
2009-01-07 10:25:27
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Il y a un an, les appartements se négociaient entre 7.000 et 10.000 euros le mètre carré dans les secteurs les plus prisés de la côte monténégrine. En périphérie de Budva, les prix ont chuté jusqu’à moins de 1.000 euros le mètre carré, et l’on ne trouve plus d’acheteurs. Plusieurs grands chantiers sont en panne, notamment le complexe « Astra Montenegro » sur le cap de Zavala. Les investisseurs craignent une crise durable, qui remettrait en cause la viabilité du tourisme de luxe.

La maquette du projet « Astra Montenegro »La crise économique a pratiquement paralysé la construction à Budva. On dirait que l’interdiction de construire, qui prévalait il y a quelques années dans la métropole du tourisme, vaut encore. La ville n’a jamais été aussi calme, ainsi que l’affirment les habitants de la villégiature la plus populaire de la côte, même quand il était interdit de construire durant la pleine saison. Il y a tout juste un an, on voyait encore des camions pleins de matériaux, plus de 40 grues et des milliers d’ouvriers. Actuellement, on ne voit plus que des dizaines de bâtiments inachevés où quelques ouvriers s’affairent à la finition des travaux.

La construction de dizaines de bâtiments et de plusieurs hôtels a commencé il y a deux ans à Budva. D’importants investissements, prévoyant la construction de nouveaux hôtels de luxe et de complexes hôteliers qui auraient atteint leur apogée en 2009, ont soudainement été interrompus à cause de la crise.

L’administration municipale dément cependant les pronostics pessimistes et les craintes que Budva ne devienne bientôt un chantier de constructions inachevées.

Depuis longtemps annoncée, la construction du premier hôtel à sept étoiles du Monténégro, connu sous le nom de « Jedro », sur le cap de Zavala, sera reportée au mois de septembre 2009, alors que la première pierre aurait dû être posée en novembre dernier et devait symboliser le renouveau de Budva. La compagnie russe Miraks a probablement été la plus atteinte par la crise économique, et elle devra attendre l’année prochaine pour réaliser son projet « Astra Montenegro » sur le cap de Zavala.

Nous apprenons néanmoins que les villas luxueuses prévues dans le cadre de ce projet seront achevées en avril 2009, et que la construction de l’hôtel devrait commencer dès la fin de la saison 2009.

Ce projet de complexe touristique à Zavala prévoit dans la première zone, sur environ trois hectares, qui appartiennent à la compagnie russe, la construction de 32 villas, soit 237 appartements. Dans la deuxième zone, sur 61 500 m², dont la moitié appartient à la commune, il est prévu de construire un hôtel de luxe de 27 étages. La compagnie Budva holding, à laquelle est confiée la gestion des terres communales de Zavala, a lancé un appel d’offres fin août pour un partenariat et la création d’une société mixte qui devrait gérer le futur complexe hôtelier.

Bien que deux sociétés seulement aient répondu à l’appel d’offres, dont Mirax et une compagnie américaine, aucun accord n’a été conclu. Toutefois, peut-être trouvera-t-on un autre partenaire qui n’aurait pas subi les répercussions de la crise économique comme c’est le cas de Miraks.

Un autre grand projet, la construction d’un complexe de logements et de locaux commerciaux, TQ Plaza, das centre de Budva, estimé à 60 millions d’euros, est paralysé depuis plus de six mois. On suppose que c’est aussi à cause de la crise économique, mais le directeur de la compagnie Trejd Junik, Rade Latinović affirme qu’il n’attend que le permis de construire pour relancer les travaux.

Quelques projets échappent à la crise

Le cap de Zavala en chantier

Il y a bien sûr des exceptions et es projets qui, tout au moins pour le moment, n’ont pas été touchées par la crise économique. C’est ainsi que les ouvriers travaillent nuit et jour afin d’achever la troisième phase du complexe Avala avant le début de la prochaine saison. Comme l’a confirmé la compagnie Bepler & Jakobson, un nouvel hôtel construit sur le modèle des années 1930 devrait remplacer l’ancien bâtiment détruit par le tremblement de terre de 1979.

Les travaux vont bon train également sur le complexe As à Perazić Dol et, selon le directeur de la compagnie russe Njega turs, Dejan Gardašević, l’hôtel devrait être ouvert pour la saison 2010.

« Nous travaillons à plein régime et suivons la dynamique prévue. Il est évident que la crise ne nous a pas épargnés, mais nous avons gardé une partie des fonds destinés aux travaux, de sorte que l’hôtel devrait être terminé pour la saison 2010. Cependant, ce que nous craignons le plus, c’est la manière dont la crise va se répercuter sur tout le tourisme monténégrin. Pour qui allons-nous ouvrir cet hôtel ? L’hôtel sera un « cinq étoiles plus », et nous sommes très intéressés par la clientèle fortunée qui est précisément le plus touchée par cette crise », constate Dejan Gardašević.

4.000 appartements en vente

Même si les plus pessimistes ne pouvaient pas s’attendre à ce qu’arrive le « dernier jour » des affaires dans le bâtiment, c’est justement ce qui est en train de se passer à Budva.

Le coup de frein brutal à la vente des appartements a déjà presque mis en faillite de nombreux investisseurs. Selon les estimations des connaisseurs du marché de l’immobilier, le nombre des appartements invendus à Budva est actuellement supérieur à 4.000. Comme les crédits bancaires ne sont plus de mise, les ventes resteront encore plus longtemps dans un sommeil hivernal.

Les appartements qui se vendaient, il y a encore un an, aux prix pharamineux de 7.000 à 10.000 euros le mètre carré sur le bord de mer, à Budva, Sveti Stefan ou Pržno, se négocient désormais trois ou quatre fois moins cher.

Le prix moyen du mètre carré d’un appartement dans la périphérie de Budva a chuté aux alentours de 800 à 1000 euros, ce qui témoigne de l’ampleur de la crise qui frappe la métropole du tourisme. Et, selon les entrepreneurs du bâtiment, même à ces prix cassés, on ne trouve plus d’acheteurs, car l’argent liquide fait défaut.

V. Lajović (Vijesti)

Traduit par Persa Aligrudić - Courrier des Balkans


 
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