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Etats-Unis: L'economie, Moteur de la Campagne Americaine Etats-Unis: L'economie, Moteur de la Campagne Americaine
by Europe & Us
2008-09-04 08:25:19
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Convention démocrate de Denver. Les partisans démocrates ont à cœur de relever une série de défis majeurs pour l’issue de l’élection : rétablir l’unité perdue lors des longues et parfois brutales primaires, recentrer l’image du nominé tout en  donnant au ticket démocrate un nouvel élan et rassurer l’opinion sur l’avenir de l’Amérique.

europeusSi la nomination de Joe Biden pour le ticket démocrate n’a pas donné à ce jour l’élan espéré à la candidature du sénateur de l’Illinois, un «momentum» est attendu avec le lancement de la Convention démocrate de Denver appelée à réunir près de 75 000 sympathisants dont un peu plus de 4400 délégués et 15 000 représentants des médias nationaux et étrangers. L’on attend également pour la fin de la semaine la désignation du colistier républicain par John McCain à quelques jours du début de la convention républicaine qui se tiendra à St Paul, Minneapolis dans le Minnesota et qui permettra de replacer les projecteurs sur le programme du GOP.

Il ne reste qu’à peine plus de deux mois avant que les électeurs ne statuent sur le choix de leur prochain président. Un laps de temps à la fois très long en terme d’endurance mais également très court pour permettre à chaque candidat de mieux se faire connaître des électeurs. Côté démocrate, la surenchère médiatique autour de Barack Obama et les spots publicitaires du camp républicain sur leur opposant ont contribué à surexposer le candidat démocrate tout en rendant difficile pour Barack Obama de se définir par rapport à son rival. Le risque de saturation n’est pas à sous-estimer d’autant que le foisonnement de détails sur l’environnement du candidat – sa biographie, sa personnalité, son entourage…- offre au camp adverse une arme pouvant se révéler parfois impitoyable. Une munition dont s’est emparé le camp McCain à plusieurs reprises et qui a dernièrement fait mouche avec la caricature d’Obama en célébrité, à l’issue de sa tournée de politique étrangère fin juillet.
   
La Convention de Denver sera l’occasion pour le ticket démocrate de mieux faire connaître les grands axes de son programme et de définir avec force détails la plateforme du parti. Si le premier soir de la Convention débutera sur un discours personnel de l’épouse du candidat, Michelle Obama, les enjeux électoraux devront très rapidement refaire surface. Parmi les thèmes chers aux électeurs, l’économie et l’assurance maladie, évoqués mardi par Hillary Clinton, et les questions énergétiques et de politique étrangères, enjeux du débat de Joe Biden le jour suivant.

Il s’agit en effet de répondre précisément aux doutes et inquiétudes d’une population touchée de plein fouet par une crise économique amorcée l’an dernier et dont les effets pourraient se poursuivent pendant encore de longs mois. Quelles réponses apporter à l’inflation, au ralentissement de l’activité économique et aux suppressions d’emploi ? Depuis le début de l’année, ce sont près de 500 000 emplois que l’Amérique a perdus. Le chômage, d’ordinaire relativement faible aux Etats-Unis en comparaison avec l’Europe, a atteint le mois dernier 5,7%, un taux à son plus haut niveau depuis le mois de mars 2005. Plus touchées encore, les minorités ethniques, avec un taux de chômage atteignant 9,7% pour les afro-américains, et 7,4% pour les hispaniques. Une communauté latine et un électorat en col bleu qui sont les plus concernés par le contexte économique et qui ayant voté en vaste majorité pour Hillary Clinton lors des primaires attendent d’Obama des réponses claires à leurs préoccupations.

Désormais au premier rang de l’inquiétude des foyers américains, l’économie sera sans nul doute le moteur de la campagne entre démocrates et républicains, la question de la guerre en Irak ayant quant à elle trouvé un début de réponse avec l’accord sur le statut des forces américaines (Sofa) prévoyant un retrait des troupes d’Irak d’ici l’année 2011 et un premier redéploiement probable pour le milieu de l’année prochaine.

 Si le choix du colistier démocrate règle à ce jour la question du déficit d’expérience de Barack Obama en politique étrangère, il reste au sénateur de l’Illinois à mettre en avant ses compétences et ses atouts en matières économiques, thématique qui devrait avantageusement servir le candidat face au sénateur McCain dont l’une des plus importantes erreurs de début de campagne fut de dénigrer ses propres compétences en la matière. Autre argument de poids pour le candidat démocrate, le bilan économique de l’administration Bush miné par l’aggravation du déficit budgétaire américain et de la dette.

Pourtant, les républicains disposent de leur côté d’arguments susceptibles de faire douter les indécis et motiver un vote en faveur du GOP. L’augmentation prévisible des impôts par le camp démocrate compte pour beaucoup comme un facteur aggravant dans un pays où l’on est prompt à dénoncer les ingérences de l’Etat fédéral, et plus encore à l’heure où le pouvoir d’achat est en berne au sein des classes moyennes. Second argument républicain, l’opposition du parti de l’âne au forage offshore au large des côtes américaines alors que le gallon de pétrole a atteint quatre dollars en juillet. La mesure offerte par John McCain va non seulement à l’encontre de l’approche environnementaliste sur laquelle les Etats-Unis commencent juste à s’accorder mais ne permettra pas non plus de répondre à court terme à la hausse du prix du baril. Pourtant, elle séduit certains partisans de l’indépendance énergétique américaine (tout en évitant d’évoquer les énergies alternatives) à un moment où les velléités guerrières de la Russie et l’enlisement de la politique américaine au Moyen-Orient conduisent les Etats-Unis à revoir leurs alliances et à privilégier l’autosuffisance énergétique. Enfin, le sénateur de l’Arizona met en garde les électeurs américains sur la renégociation de l’ALENA prévue par Barack Obama qui, selon le candidat républicain, pourrait en élevant de nouvelles barrières pour le libre-échange porter atteinte aux emplois américains.
   
L’approche désormais plus offensive du camp démocrate qui se prête relativement tardivement au jeu de la comparaison négative et l’arrivée de Joe Biden, connu pour son sens de la répartie, seront un atout non négligeable pour le sénateur de l’Illinois. En exploitant dernièrement certaines faiblesses du camp républicain, l’équipe Obama est parvenue à dépeindre le sénateur de l’Arizona comme un candidat déconnecté des réalités urgentes et concrètes d’une grande partie des foyers américains. En ne sachant pas répondre sur le nombre exact de logements en sa possession et en trébuchant sur la définition du terme richesse, le candidat républicain a par là-même fourni à son opposant l’opportunité de présenter le parti républicain comme peu conscient des réalités touchant l’Amérique. Il s’agit donc pour Barack Obama de se départir définitivement cette même étiquette acquise durant les primaires démocrates lorsqu’Hillary Clinton parvint par un discours axé sur les questions sociales à conquérir le cœur des électeurs en col bleu (quand Obama ralliait à lui les classes moyennes et les plus diplômés) et de présenter un programme économique véritablement en phase avec les attentes des électeurs.

Les conventions de Denver et de Saint Paul-Minneapolis  seront l’une des dernières grandes occasions avant les trois débats présidentiels de définir devant une large audience les aspects les plus précis des candidatures démocrates et républicaines et assurer dans chaque camp l’unité et la cohésion du parti. Tant pour Barack Obama que pour John McCain, la tâche est essentielle car si le parti démocrate doit panser les plaies des primaires et rallier les électeurs déçus de la défaite d’Hillary Clinton, McCain aura de son côté la difficile mission de réunir les voies de l’électorat religieux et très conservateur.

Il est désormais temps pour chaque camp de faire la différence au moment où l’écart se resserre entre les candidats. Une nécessité majeure, au risque de reproduire un scénario semblable aux deux dernières élections présidentielles. 
 
Catherine Croisier, est chercheur au Centre d’Etudes Transatlantiques

(Taken from
www.europeus.org)
 
* * * * *


(1)    Evalué à 389 milliards de déficit, le budget pour l’année 2008 continue de s’accroître quand huit ans auparavant les Etats-Unis connaissaient un budget excédentaire de 236 milliards. La dette quand à elle, estimée à 9.500 milliards de dollars, représente presque deux fois le montant de celle de l’année 2001. Budget of the United States Government Fiscal Year 2009.

(2)    Le 15 août 2008, lors du forum sur la foi de Saddleback Church, les deux candidats présidentiels durent répondre à une série de questions identiques. A la question « définissez ce qu’est pour vous être riche », le sénateur de l’Arizona donna une longue réponse, replaçant la question dans le contexte de l’imposition, et du dur labeur des petits entrepreneurs ne devant pas être trop taxés par le gouvernement. A la suite de sa démonstration, le candidat républicain a avancé le chiffre de 5 millions de dollars comme montant approximatif de ce que constitue la richesse. Un chiffre repris par le camp démocrate et les médias dénonçant la méconnaissance du niveau de vie des Américains par le sénateur McCain.

(3) Un sondage Rasmussen  du 25 août 2008 donne une avance de quatre points au candidat démocrate 46% pour Barack Obama contre 42 pour John McCain.

  
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Comments(1)
Get it off your chest
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Emanuel Paparella2008-09-04 12:43:15
Indeed, it's the economy stupid, but the Republicans are still hopeful that a "culture war" will distract everybody and do the trick this time around also. Unfortunately it may work again.


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