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Bush Fait Ses Adieux a l'Europe Bush Fait Ses Adieux a l'Europe
by Europe & Us
2008-06-24 10:01:33
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Ce fut davantage une visite protocolaire qu’une tournée d’adieux chargée en émotions. A cinq mois des élections présidentielles américaines, les Etats-Unis et le reste du monde semblent désormais fixer leurs regards vers l’horizon 2009 quand la passation de pouvoir devrait ouvrir une nouvelle ère de la politique intérieure et étrangère américaine.
Au nadir dans les sondages d’opinion, le président américain est désormais cantonné au triste rôle de canard boiteux qui affecte tous les présidents sortants. Si sa marge de manœuvre s’est considérablement réduite depuis la victoire des démocrates dans les deux chambres du Congrès en novembre 2006, c’est davantage la récession économique et les effets de la guerre en Irak qui mobilisent contre lui une population à la fois inquiète et mécontente.

europeus Contraint de manœuvrer avec l’opposition démocrate et de recourir plus fréquemment au veto présidentiel – dont il a fait usage à sept reprises depuis janvier 2007, contre une fois seulement lors de son premier mandat - George W. Bush doit par ailleurs agir avec prudence pour ne pas compromettre les chances de victoire du candidat républicain aux élections de novembre.

Comme il est désormais courant pour les présidents en fin de mandat et mal en point dans l’opinion, les questions de politique étrangère offrent aux locataires de la Maison-Blanche une échappée salutaire rompant avec les préoccupations intérieures, avec l’espoir qui anime généralement ceux qui les abordent de laisser une empreinte dans l’histoire avant de quitter pour de bon le devant de la scène internationale.

Il y a plusieurs mois déjà, le président américain a ainsi créé la surprise en affirmant vouloir que coïncident la fin de son mandat et la création d’un Etat palestinien. Cette semaine, lors de son tour des grandes capitales européennes, le président Bush s’est également engagé en faveur d’une réduction des gaz à effet de serre aux Etats-Unis afin de lutter contre le réchauffement climatique. Ces deux annonces marquent-elles une inflexion importante pour les derniers mois de cette présidence américaine ? Cela reste à voir.

Les efforts américains en faveur d’un règlement du conflit au Proche Orient se sont accrus avec le second mandat de la présidence Bush, à un moment où la région s’embrasait de plus belle, suite en partie à la lutte contre le terrorisme et la guerre en Irak. Depuis 2005, la chef de la diplomatie américaine, Condoleeza Rice s’est rendue à près d’une vingtaine de reprises dans la région sans toutefois permettre de réelles avancées dans la résolution du conflit. Le Sommet d’Annapolis de novembre 2007 et la conférence des donateurs de Paris en décembre dernier devaient créer un élan qui à ce jour semble retombé. Si George W. Bush est le premier président américain à appeler publiquement à la création d’un Etat palestinien, on peut toutefois regretter que l’administration américaine n’ait pas pris acte plus tôt des nombreux obstacles à vaincre et continue d’accorder à d’autres dossiers – l’Iran en première ligne- la priorité de sa politique étrangère. Le chemin à parcourir demeure long et fragile. Et si les Etats-Unis ne peuvent régler seuls un conflit qui nécessite un engagement fort et concret des deux parties en présence, la dynamique ne peut cependant se faire sans eux.

Autre signe fort du rapprochement des Etats-Unis avec les considérations de la scène internationale, l’annonce d’un accord sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre pouvant aboutir dès le mois de juillet prochain, en marge du sommet du G8 de Hokkaïdo. Si l’administration américaine s’est toujours opposée au Protocole de Kyoto, il semble que la prise de conscience de la population américaine, révélée par les débats de la campagne électorale, ait trouvé finalement écho à Washington. En 2007, au Sommet du G8 de Heiligendam, le président américain avait déjà fait part de concessions sans néanmoins que ces dernières soient suivies d’engagements contraignants pour les firmes américaines. Les Etats-Unis doivent désormais démontrer que leurs promesses peuvent être suivies d’effets.

Qu’il s’agisse de la lutte contre le réchauffement climatique ou de la résolution du conflit au Proche Orient, les efforts consentis par l’administration américaine ne verront probablement pas le jour avant l’année 2009, date à laquelle la nouvelle équipe présidentielle sera déjà en place. Pour autant, le changement de ton de Washington témoigne d’un renouveau des relations transatlantiques qui devrait retrouver leur plein élan avec la prise de fonction d’un nouveau président américain. En attendant janvier 2009, l’heure est désormais à l’apaisement.

Catherine Croisier est chercheur associée au Centre d’Etudes Transatlantiques


(Taken from
www.europeus.org)


    
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