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Qui a dit que les Arabes sont d'accord pour ne pas etre d'accord? Qui a dit que les Arabes sont d'accord pour ne pas etre d'accord?
by Newropeans-Magazine
2008-04-05 09:40:49
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Qui a dit que les Arabes sont d’accord pour ne pas être d’accord ? Certes, division, échec, boycott, accusations et autres sont des adjectifs utilisés avant et après le sommet des leaders arabes à Damas le 29 et le 30 mars 2008. Certes, aucun développement notable n'a été enregistré lors de ce sommet. Mais, cela a été toujours le cas lors des précédents sommets.

Certes, nous avons assisté à un sommet avec huit leaders arabes absents et avec le boycott libanais. Mais tous ces aspects ne sont pas nouveaux. Le sommet apporte tout de même un fait sans précédent dans toute l’histoire des vingt sommets organisés par la Ligue arabe durant les cinquante dernières années : les dirigeants arabes s’auto-critiquent ouvertement.

L’aspect nouveau est l’apparition d’un premier regard critique venant de l’intérieur même de ce monde qui nous a toujours habitué à l’exagération et à la langue de courtoisie. Tout d’abord, le Secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa qui s’adresse aux participants en soulignant que le monde arabe a déjà dépassé le seuil de division et celui du point critique et que ce monde commence à entrer dans la phase dangereuse.

« En toute franchise, nous souffrons d’une crise de confiance en nous et entre nous », a déclaré le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. « La situation est arrivée à un degré insupportable de turbulences au niveau des relations arabo-arabes », a-t-il ajouté. Moussa conclut : « Dépasser les discordes arabo-arabes devient vital pour ne pas trancher la question de "être ou ne pas être" au profit de "ne pas être". » C’est pendant ce discours que le guide libyen, Moamar Kadhafi, a mis ses grosses lunettes de soleil.

Dans ce contexte, le sommet a été marqué par l'absence des dirigeants des principaux alliés arabes de Washington, l'Arabie saoudite, l'Egypte et la Jordanie, pour protester contre le rôle syrien dans la crise au Liban Beyrouth a boycotté ce sommet.

Le plus important dans ce sommet, c'est le fait que les participants ont reconnu ouvertement l'existence de divisions. Ils ont pris conscience des problèmes. On va même jusqu’à souligner l’existence d’une haine entre les pays arabes et le fait qu'il faille trouver un mécanisme pour le surmonter.

Appelé à prononcer son discours, le guide libyen Moamar Kadhafi, en tenue traditionnelle berbéro-africaine s’est demandé : "Où est la dignité des Arabes, leur avenir, leur véritable existence ?" - "Tout a disparu" dit-il, "Notre sang et notre langue ont beau être uns, il n'y a rien qui puisse nous unir." "Comment pourrions-nous faire ça ? Nous nous haïssons les uns les autres, nous nous voulons du mal les uns les autres et nos services secrets conspirent les uns contre les autres. Nous sommes notre propre ennemi."

Les chefs d’Etats arabes ont voulu être concrets, et se sont contentés de "réitérer leur attachement à l'initiative arabe pour le règlement de la crise libanaise" et d'appeler les dirigeants libanais à élire un président. Ils se sont, tout de même, mis d’accord pour décider que le prochain sommet arabe se tiendrait en 2009 au Qatar.

Je constate, comme tout le monde, que le sommet arabe de Damas est, comme les autres sommets, un échec de plus. Mais le regard critique venant de la part de ses dirigeants est un aspect à souligner. Le monde arabe commence peut-être à se réveiller de son long sommeil historique.

Mohamed Abdel Azim *
Lyon - France

* * * * * *

Mohamed Abdel Azim est docteur en Science politique, journaliste à EuroNews, membre du Comité Directeur Newropeans en charge des affaires méditerranéennes et arabes. Il est l’auteur du livre : Israël et la bombe atomique, la face cachée de la politique américaine, Paris, publié aux éditions l’Harmattan, 2006.


 
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Comments(1)
Get it off your chest
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Emanuel Paparella2008-04-05 11:18:52
Je suis curieux : hormis l'Islam comme ciment de sorte, quelles valeurs culturelles d'unification le monde arabe a-t-il ?


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