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Super Tuesday: Primaires De Floride - L'eclaircie Avant La Tempete Super Tuesday: Primaires De Floride - L'eclaircie Avant La Tempete
by Europe & Us
2008-02-06 09:41:01
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A l’issue des résultats de la primaire de Floride sont tombées le même jour deux nouvelles décisives pour la poursuite des élections avec l’abandon de Rudy Giuliani et de John Edwards. Le foisonnement de candidats à la Maison-Blanche s’est magistralement réduit en quelques semaines, et même si Mike Huckabee et Ron Paul (le démocrate Dennis Kucinich ayant lui aussi jeté l’éponge le 24 janvier) demeurent encore en lice, on ne compte désormais plus que deux opposants majeurs dans le camp républicain comme démocrate. Côté républicain, le sénateur de l’Arizona a désormais le vent en poupe. La victoire de John McCain en Floride à quelques jours de l’échéance du Super Tuesday a propulsé le phoenix de janvier au rang de favori. La première place de Mitt Romney dans le Maine n’aura pas suffi à combler l’écart qui se creuse désormais entre les deux candidats du GOP et le duel qui s’engage entre les deux hommes pourrait être l’un des plus compétitifs depuis deux décennies dans une primaire républicaine.

europeusMcCain bénéficie depuis le début de la campagne du soutien des plus modérés et des indépendants proches du parti républicain. Parmi les segments de la population qu’il courtise le plus, on compte bien entendu les vétérans et les forces armées des rangs desquels il est issu mais c’est désormais parmi les plus conservateurs qu’il doit faire ses preuves s’il veut concrétiser ses chances de victoire à la nomination du GOP. Face à Mitt Romney, le maverick apparaît à mains égards, plus progressiste que le courant traditionnel républicain. Ses détracteurs se plairont sans doute d’ailleurs à observer la présence régulière de Rudolph Giuliani à ses côtés depuis que ce dernier lui a accordé son soutien dans la campagne, y compris lors du parrainage octroyé par Arnold Schwarzenegger, autre républicain atypique, au lendemain de la primaire de Floride. Les plus critiques mettent en avant trois grandes décisions parlementaires formulées par McCain auxquelles sont associés de grands noms de législateurs démocrates : McCain-Feingold (sur la réforme du financement électoral), McCain-Lieberman (sur la réduction des gaz à effet de serre) et McCain-Kennedy (sur la réforme de l’immigration). John McCain n’est pourtant pas un libéral, loi s’en faut, mais sa quête de consensus qui a pour but d’éviter le blocage législatif agace les plus fervents conservateurs.

Comme Mitt Romney, McCain préconise l’annulation de la décision de la Cour Suprême Roe vs. Wade qui depuis 1973 autorise l’avortement aux Etats-Unis et il recommande une législation individuelle des Etats pour trancher cette question. Tout comme son rival républicain, il s’oppose au mariage homosexuel et à toute atteinte envers le second amendement, y compris l’interdiction concernant les armes d’assaut. Sur la question de l’assurance maladie, les deux candidats prônent des stratégies différentes – le gouverneur du Massachusetts souhaite par exemple une réforme Etat par Etat à la manière de celle qu’il a mise en place dans le Massachusetts - mais considèrent indispensable la réduction des coûts de santé et croient en la création d’une couverture universelle. En termes de défense nationale, les deux candidats justifient l’accroissement des troupes américaines en Irak voulu par George W. Bush et une fermeté à l’égard de l’Iran et des pays liés au terrorisme. McCain est mieux positionné que son rival vis-à-vis des questions de sécurité nationale de par ses longues années d’expérience et son passé de pilote et officier dans la Navy, mais c’est finalement davantage sur la capacité à manager l’économie américaine en passe de récession que sur les questions sociales que les électeurs –qu’ils soient républicains, démocrates ou indépendants- choisiront sans doute leur futur(e) président(e).

Mitt Romney et John McCain n’incarnent pas le renouveau dont le parti républicain avait rêvé pour contrer l’opposition démocrate et apaiser les ressentiments éprouvés après les années Bush. L’ombre de Ronald Reagan continue de peser lourdement sur la campagne du GOP mais à quelques heures du Super Tuesday, les électeurs républicains devront choisir non seulement le candidat qui incarne le mieux les valeurs de leur parti mais celui le plus capable de contrer l’adversaire démocrate. Les électeurs de la droite chrétienne ont d’ailleurs fait leurs comptes dès le début de la campagne en n’offrant pas au pasteur baptiste Mike Huckabee la plateforme qu’il espérait. Tandis qu’en 2004, la grande majorité des évangéliques s’était exprimée en faveur de George W.Bush, ils n’ont été que 46% à offrir leur bulletin de vote à Huckabee dans l’Iowa, seul Etat remporté jusqu’à ce jour dans les primaires par le gouverneur de l’Arkansas qui a dû partager leurs votes avec Mitt Romney dans le Michigan et en Floride. Une indication d’une part de la volonté de cette frange du parti républicain de procéder à la nomination d’un candidat plus consensuel face à l’incapacité d’Huckabee à séduire en dehors de sa base et d’autre part de l’importance accrue des questions économiques ou de sécurité au détriment des valeurs sociales qui faisaient la caractéristique du vote évangélique.

Si l’abandon de l’ancien maire de New York a manifestement avantagé John McCain, indiqué gagnant par tous les instituts de sondages, le maintien d’Huckabee dans la course handicape lourdement Mitt Romney. Huckabee fait ainsi figure de spoiler pour l’ancien gouverneur du Massachusetts désormais à la traîne derrière John McCain et dont les voix accordées à Huckabee auraient pu limiter le retard. Le départ de Giuliani à la veille du super mardi a créé la surprise, d’aucun ne s’attendant à un tel revirement qu’à l’issue des résultats du 5 février. La stratégie de Floride du candidat de New York s’est donc révélée défaillante, comme les sondages du mois de janvier le laissait penser. C’est une leçon amère pour l’ancien maire de la Grosse Pomme placé grand favori les douze derniers mois ayant précédé la campagne. Mais c’est également une leçon de démocratie et la preuve que lors de l’élection, les petits Etats peuvent compter autant que la Californie, New York ou la Floride, ce que Giuliani a paru oublier.

Le cas de John Edwards est quant à lui bien différent de celui de l’ancien maire de l’Amérique. Pris en étau entre deux poids lourds politiques, l’ancien sénateur de Caroline du Nord n’a su réitérer ses bons résultats de 2004 qui l’avaient placé aux côtés de John Kerry pour le ticket présidentiel démocrate. Malgré une seconde place prometteuse dans l’Iowa, le candidat démocrate est resté bon troisième lors de tous les autres scrutins, y compris celui de Caroline du Sud, dont il est originaire et pour lequel il avait placé de grands espoirs. En d’autres temps, Edwards aurait peut-être obtenu de meilleurs scores dans la course à l’investiture démocrate. En ne se représentant pas au poste de sénateur de Caroline du Nord afin de se consacrer entièrement à son objectif de conquête de la Maison-Blanche, John Edwards a d’ailleurs fait la preuve qu’il croyait fermement en un destin présidentiel. C’était sans compter le désir de renouveau qui s’est emparé de l’Amérique et avec lui, la montée en puissance de Barack Obama. Les atouts d’Edwards étaient nombreux : son combat jamais démenti contre la pauvreté et le l’écart qui se creuse entre les Deux Amériques, sa jeunesse et son enthousiasme, ses racines sudistes également, face à deux autres candidats issus du nord et de l’est des Etats-Unis. Il quitte donc la course à regrets mais non sans avoir préalablement fait promettre à ses deux anciens concurrents de mener à bien sa lutte contre la pauvreté.

Ni Hillary Clinton ni Barack Obama n’ont reçu à ce jour le soutien officiel de John Edwards. En conservant sa neutralité, le candidat malheureux des primaires de janvier a renforcé le duel farouche que se livrent les deux favoris démocrates tout en intensifiant les divisions et parfois les hésitations qui animent les électeurs du parti de l’âne. Au coude à coude dans les sondages, les deux postulants à l’investiture démocrate continuent leur course d’endurance, multipliant les annonces de soutiens dans les milieux politiques, du spectacle et des affaires, alignant les débats et rencontres d’un bout à l’autre du pays face à des électeurs captivés et recentrant leurs discours de campagne sur des thèmes fédérateurs et sur leur capacité à l’emporter face au présumé vainqueur républicain du Super Tuesday, John McCain.

Le choix sera certainement difficile pour les électeurs démocrates, les deux candidats faisant preuve de grand professionnalisme et d’un profond talent. Hillary Clinton apparaît tout simplement magistrale dans l’expertise de ses dossiers et dans les réponses qu’elle apporte aux questions du public. Barack Obama est à son apogée face aux grandes foules qui se pressent pour l’écouter. Le vote du 5 février est donc éminemment attendu mais pourrait ne pas s’avérer décisif pour départager les deux étoiles démocrates tant dans chaque camp les espoirs et la ferveur sont grands.

Catherine Croisier est chercheur associée au Centre d’Etudes Transatlantiques


(Taken from
www.europeus.org)


   
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Comments(1)
Get it off your chest
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Emanuel Paparella2008-02-06 11:30:15

Après aujourd'hui les choses vont être beaucoup plus passionnantes dans le camp démocratique. Les bonnes nouvelles sont que peut-être l'ennui et l'indifférence n'appliqueront pas cette fois et plus de personnes s'avéreront voter


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