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La Slovenie; Presidente de l'Union europeenne? Ah bon ce n'est pas Sarkozy? La Slovenie; Presidente de l'Union europeenne? Ah bon ce n'est pas Sarkozy?
by Newropeans-Magazine
2008-01-10 10:14:50
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Depuis le 1er janvier 2008 et jusqu'au 30 juin 2008 c'est la Slovénie qui oeuvre aux destinées européennes. On aimerait bien préciser la « petite » Slovénie, tant sa prise de fonction s'est faite à l'ombre de la scène française obnibulée par les feux de la rampe sur laquelle se campe Nicolas Sarkozy.

S'il n'y avait le dossier bien épineux du Kosovo, la relève serait passée quasi inaperçue tellement elle a été discrète et noyée dans les fanfaronnades du Président français qui tient non seulement les médias de son pays en haleine mais également ceux de toute l'Europe, bien que pour des raisons tout à fait contraires: eux n'attendent que le moment où Sarkozy XIV, Sarkozy-Napoléon, Sarkozy-strass et paillettes, suivant les qualificatifs qu'on lui attribue dans les médias autrichiens, allemands, ou anglais, se prendra les pieds dans son fraque. D'ailleurs n'est-il pas déjà, alors que la présidence slovène n'en est qu'à sa première semaine, en train de claironner dans toutes les cours quel serait son programme, et comment il mènerait le train à tous ces européens qui ne comprennent rien.

C'est également avec la même hauteur qu'il a traité la fin de règne du Portugal, contraint de ravaler sa soupe à la grimace, l'Europe n'ayant pû que constater l'echec du sommet UE-Afrique sur lequel la Présidence avait misé sa politique, le succès de la présidence portugaise s'est limité à ramasser les miettes du mini-traité, et à passer à la postérité des présidences comme ayant été celle de l'anti-démocratie pour 70 % de citoyens européens, qui se fichent de toute façon des présidences.

Au train où vont les choses, l'Europe aura connu fin 2008 non pas six mois de présidence française, mais dix-huit. Depuis son élection en juin 2007 Nicolas Sarkozy n'aura eu de cesse de s'essayer sur les scènes internationales, se sentant trop à l'étroit sur la scène française, ou peut-être parce que les citoyens français ne l'intéressent pas, ou peut-être parce qu'il ne sait comment gérer la France, ou peut-être encore parce qu'il se voit déjà en haut de l'affiche, trônant aux destinées du monde entre la star holywoodienne et le mentor russe pour faire de la France «l'âme de la nouvelle Renaissance dont le monde a besoin».

Et pour cela, Nicolas Sarkozy le sait bien, les clés pour sortir le pays de ses profondeurs ne se trouvent pas en France mais bien en Europe, et pour faire avancer le pays il s'agit de pouvoir dévérouiller les bonnes portes. Il est clair que ni lui ni son gouvernement ne se préoccupent de savoir actuellement si les nouvelles orientations de la France sont adaptées au processus européen, notamment en ce qui concerne tout le registre des droits de l'homme et du citoyen les violations des directives et des principes européens sont flagrantes. Il faudra bien un moment ou un autre forcer l'une ou l'autre, et pour Sarkozy c'est la norme européenne qui semble devoir s'adapter à la norme nationale.

Le mini-traité est une des toutes premières tentatives, il arrange autant les pouvoirs français que les pouvoirs européens, et surtout, surtout il fait passer contrairement à tout ce qui a pu être dit et analysé l'idée européenne en dernier.

Et ce ne sont donc pas des petits pays, comme la Slovénie, dont l'inexpérience européenne lui donne cette pudeur timorée, qui pouront s'y opposer. D'ailleurs la Slovénie l'a déjà compris: selon Radek Honzák, tous les regards se tournent déjà vers Nicolas Sarkozy. "Aucun aspect de la politique européenne n'échappe à l'hyperactif président français. Il possède plusieurs cordes à son arc, qu'il s'agisse du marché intérieur, des politiques de l'énergie et de l'immigration, de la réforme des finances, de l'agriculture ou de la défense. (...) Les autres pays l'observent avec un mélange d'appréhension et de soulagement. (...)”

Et pourtant, même si ce jeu de présidence n'a aujourd'hui plus de sens, un pays comme la Slovénie qui accède pour la première fois à cette position, mérite un peu plus de décence.

Vous l'avez compris, quand la France assurera le tour de la présidence ce sera une présidence franco-française. Nicolas Sarkozy en a déjà tracé les grandes lignes dans sa conférence de presse du 8 janvier, pourtant normalement dévolue aux questions internes du pays, depuis la poltique de l'immigration jusqu'à l'économie. En soi ce n'est pas un mal, mais dans quel état la France arrivera-t-elle à cette présidence, en supposant que son Président n'implose pas en plein vol d'ici Juillet 2008 comme le rapide effondrement de sa cote de popularité commence à le laisser penser ?

Et enfin, Monsieur Sarkozy ferait mieux de ne pas oublier que l'Europe n'est pas une partie de pocker-menteur à 27, autour de la table sont également assis 500 millions de citoyens européens.

Willy Bauer
Linz - Austria


    
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Comments(1)
Get it off your chest
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Emanuel Paparella2008-01-10 11:54:15
En effet, M. Sarkozy et les autres chefs de l'Union Européenne doivent changer leur paradigme de Machiavélien-Nietzschean soutenu par la"volonté à la puissance" en aristotélicienne soutenue par " la volonté à la vérité."


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