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 L'Europe se fait aussi bien chez soi qu'a Bruxelles L'Europe se fait aussi bien chez soi qu'a Bruxelles
by Newropeans-Magazine
2007-09-07 09:39:30
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A l'heure de la mondialisation galopante les citoyens choisissent de dresser des barrières protectionnistes nationales, voire régionales. C’est tout à fait leur droit et leur choix. Il en va de même dans cette Union européenne, où les citoyens ont la nette sensation que tout ce qui se passe dans la sphère communautaire n’a jamais été autant hors d'atteinte et que tout compte fait l’Europe se fait aussi bien chez soi qu’à Bruxelles.

Même si, sur une carte routière les distances qui les séparent de la capitale européenne sont plus courtes, même si, chacun sait que 70 % de nos politiques sont décidées à Bruxelles, même si nos leaders politiques nationaux se débarrassent de leurs responsabilités sur le dos de Bruxelles, Berlin reste plus proche pour un citoyen de Cologne, Paris pour un Lillois… que ne le sera la capitale de l’UE. Car où qu’ils soient les citoyens européens, même pris dans leur ensemble, n’ont aucun moyen d’intervenir, d’interférer dans la sphère des politiques européennes.

On se sent mieux protégé par ce qui est proche de soi, et notamment en tant que citoyen par un pouvoir politique dont la sphère et la tête restent atteignables et sur lesquelles on peut encore exercer une certaine pression, et en dernier recours démocratique, celle, qui tend cependant à être de plus en plus contestée, de la rue.

Comment, par exemple, voulez-vous qu’une manifestation organisée à Lisbonne ou à Athènes puisse influencer la sphère bruxelloise ? Et qui aurait les moyens de réunir des manifestants de l’Europe entière à Bruxelles ?

Vous me direz que nous avons nos députés européens. Mais, en dehors des campagnes électorales (et encore !) quand, votre député s’est-il adressé à vous ? Et l’un de ces autres 785 députés qui siègent au Parlement européen l’a-t-il jamais fait ? Et quand votre député le fait, de quelle politique vous parle-t-il ? Européenne ou nationale ? Pire, quand vous a-t-il écouté, vous ? Et comment fait-il pour représenter à la fois vos aspirations de citoyen localement administré et « européennement » concerné ? Comment vous exprimez-vous au travers de ce député ? Avez-vous jamais été consulté sur les projets de loi et sur les lois qui sont votées au Parlement européen lesquelles par une opération subtile viennent d’un jour à l’autre s’appliquer à votre niveau national, régional et local ? Vous a-t-il jamais rendu compte de ses interventions, débats, travaux en commission et sous-commission ?

Je me souviens de l’une des ces conférences organisées au moment du référendum sur la Constitution européenne. A Digne le débat avait été organisé avec Ari Vatanen, le fameux coureur automobile finlandais mais qui est député européen pour la région française du Grand Sud-Est. Il n’est jamais venu. Une tempête l’avait empêché de quitter Bruxelles à temps pour rejoindre Strasbourg, d’où il devait reprendre l’avion. Nous n’avons même pas eu le plaisir d’une conférence téléphonique.
Il y avait là une petite centaine de personnes, citoyens dignois, attirés par la dimension nouvelle de ce débat, déçus, y compris les élus de la ville, qui se sont demandés à quoi servait donc cette Europe que l’on voulait tout d’un coup construire à grande vitesse si c’est pour éloigner encore plus le pouvoir des citoyens et rendre les hommes politiques intouchables.

Je vous vois également venir avec ce merveilleux outil qu’est la pétition citoyenne. Croyez-vous honnêtement qu’il s’agisse là de démocratie ? En tout cas elle est loin d’être directe. La libre expression de la paperasse et des procédures bureaucratiques… J’ai envie de crier « Vive l’Europe ! ».

La chose se complique encore quand vous savez que de toute façon au niveau européen on ne débat de rien. Barroso vient encore de le déclarer. L’Europe n’est pas là pour lancer de grands débats politiques, ni sur ce qu’elle est, ni sur son avenir.
Pour les citoyens lambda, je ne parle pas des financiers, des chercheurs, des universitaires, des spécialistes et experts en tous genres qui ne jurent que par Bruxelles et son monde merveilleux des subventions, à Bruxelles on ne parle donc que de lobbies, de banques centrales, de procédures, de tractations, de rencontres… mais jamais de politique ?

Alors pourquoi le citoyen devrait-il se fatiguer à brandir le drapeau européen, qu’on va d’ailleurs lui supprimer, alors que celui de son pays, voire de sa région, flotte si haut sur les toits de toutes les institutions européennes ?

Marianne Ranke-Cormier
Paris-Arriach (France-Autriche)


    
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Comments(1)
Get it off your chest
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Emanuel Paparella2007-09-06 10:49:42
A paradox or confusion of cultural identity. At the same time that the EU is struggling to become an innovative novel polity beyond nationalism one notices regional separatists movements all over its territory. Are we repeating the blunder of the architects of Italian unification who said "now that we have made Italy let us make the Italians." To say, now that we have made the EU let us make the Europeans, or the Newropeans as the case may be, is lile putting the cart before the horse, or perhaps the donkey.


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