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Du port du voile aux  discriminations et  violences envers les filletes Du port du voile aux discriminations et violences envers les filletes
by Europe & Us
2007-01-04 08:02:16
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La Commission du statut des femmes de l’Onu débattra en 2007 des discriminations et violences envers les fillettes. Dans la République française, les droits des enfants sont strictement protégés. Défenseur des enfants, services sociaux, actions juridiques sont en place pour empêcher toute discrimination ou violence envers les fillettes. La défaillance des institutions provoque, immédiatement et à juste titre, l’indignation collective et des actions judiciaires. Le 20 décembre 2006, le tribunal correctionnel de Lyon a jugé l’auteur de coups sur une fillette de 7 ans parce qu’elle «parlait français à la maison». L’homme, compagnon de la mère, n’a pas adopté la fillette parce que «c’est interdit dans sa religion», par contre «taper de temps en temps, sans faire mal, ni faire de trace» n’est pas considéré comme un interdit. Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis. Le Parquet a logiquement fait appel.

europeus

Comment comprendre cette décision du tribunal ? Des fillettes nées dans des familles soumises à des traditions patriarcales, ethniques ou religieuses, n’auraient elles pas droit à la même protection que les autres ?

Il est révoltant de laisser des fillettes être conditionnées par l’éducation familiale à intégrer leur subordination par rapport aux hommes. Préparées à une servitude qu’elles pensent identitaire, elles sont fières de représenter l’honneur de la famille. Etre séparées du reste de la société, des hommes, mais aussi des femmes qui n’ont pas la même conception intégriste de la religion devient un acte volontaire puisqu’elles se reconnaissent comme source de tentation et de désordre.

C’est ainsi que dès la puberté, et parfois même avant, elles obéissent à des règles et interdits « religieux ». De l’interdiction de s’assoir près d’un garçon en classe à la cessation de toutes activités sportives et socioculturelles mixtes, en passant par l’absence programmée à certains cours, les atteintes à leurs droits sont multiples. Certaines sont même retirées de l’école malgré l’obligation scolaire.

Malheur à celles qui se rebiffent et veulent vivre comme toutes leurs copines. Le formatage psychologique par la persuasion, le rabâchage : « on n’est pas des français » avec une litanie d’adjectifs péjoratifs, d’injures sur les porcs et les singes , est accompagné de menaces « si tu épouses un français,… ». Comment s’étonner ensuite du malaise identitaire des jeunes si on leur inculque à la maison la honte d’être Français ou passage à l’acte des « frères », soutenus, voire applaudis par tout le quartier , filles et garçons ?

L’intériorisation fonctionne : certaines acceptent, revendiquent même de ne pas être visibles dans l’espace public afin d’éviter toute tentation aux hommes. C’est ainsi que le premier signe de la montée de l’obscurantisme, en Egypte, en Iran, en Afghanistan, en Algérie, voiler les femmes, cet indicateur exact d’anticivilisation, s’observe de plus en plus sur le territoire, comme dans le reste de l’Europe. Le voile, ce cheval de Troie de l’armée des intégristes pour montrer sa capacité d’occuper les espaces et les esprits est une recherche de fragmentation de la société.

Quelles représentations des rapports entre les femmes et les hommes cela induit-il chez les enfants : femmes source de désordre, hommes brutes incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles à la vue de la moindre mèche de cheveux, du moindre bout de peau ? Comment construire le principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes dans ces conditions ? Comment tolérer la servitude volontaire de celles qui affirment que porter le voile c’est leur foi, leur choix leur droit ? D’une part la foi relève de l’intime et n’a pas à être étalée dans l’espace public, d’autre part le choix personnel n’est pas un droit.

Ce signe discriminant est une atteinte à la dignité de l’être humain, en particulier des fillettes et des femmes. Des lois ont permis d’interdire « le lancer de nains », même si des nains étaient d’accord pour être considérés comme des objets. Des lois ont permis d’interdire le bizutage, même si des étudiants étaient majeurs et « consentants ». Pourquoi tolère-t-on le port d’une tenue qui contrevient au principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes ? Serait-ce sous prétexte de relativisme culturel, ce racisme qui permet à des gouvernements totalitaires d’empêcher leur population d’accéder aux droits universels de la personne humaine ?

Ne serait-ce pas le rôle premier de la Halde d’agir contre cette discrimination majeure envers des femmes qui doivent se cacher dans l’espace public, sous prétexte qu’elles seraient sources de désordre, reproduisant ainsi l’inégalité entre filles et garçons, contraire à la Constitution?

Par Michèle Vianès,

Michèle Vianès est présidente de Regards de Femmes, auteur de «Les islamistes en manœuvre, silence on manipule»


(Taken from
www.europeus.org)


   
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