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IRAN : AHMADINEJAD FAIT FI DES SANCTIONS ET ROULE DES MECANIQUES IRAN : AHMADINEJAD FAIT FI DES SANCTIONS ET ROULE DES MECANIQUES
by Europe & Us
2006-12-28 08:38:45
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Alors que les Etats membres du Conseil de sécurité de l’Onu se félicitent encore des sanctions prises à l’encontre de l’Iran en raison de son programme d’enrichissement nucléaire, le président iranien rejette quant à lui non seulement ces dites sanctions, mais va jusqu’à menacer les pays ayant soutenu l’adoption du texte, soit, pour faire court, à peu de choses près la planète entière, celles-ci ayant été votées à l’unanimité. Message du moment : les Etats considérés «allaient bientôt regretter leur soutien» à la résolution.

europeus

Reste qu’entre les lignes de la résolution 1737, ce qui apparaît n’est guère non plus flâteur pour les Etats en conflit avec l’Iran : ce qu’on y décerne n’est, en effet, ni plus ni moins que le constat amer que les derniers mois de négociations diplomatiques entre la communauté internationale et l’Iran n’ont pas abouties. Pis, apparaît là un véritable échec de la diplomatie internationale et le signe que l’Iran paraît, contre vents et marées, déterminée à poursuivre son programme nucléaire aux fin, entre autres, d’élimination, ni plus ni moins, de l’Etat d’Israël, comme l’a à maintes reprises déjà martelé le président iranien Ahmadinejad…


Faisant visiblement fi de ces réalités, l’Américaine Condolezza Rice s’est pourtant empressée de déclarer que la résolution représente «un signal fort en direction du gouvernement iranien d’interrompre ses activités nucléaires et d’accepter la voie de la négociations que les Etats-Unis et ses partenaires du Conseil de sécurité de l’Onu proposent depuis de mois». Un signal peut-être fort mais sans doute pas suffisant pour que ses ondes soient captées jusqu’à Téhéran…


Mais le plus incroyable est encore ailleurs : pendant que les chefs d’Etat et de gouvernement tentaient en vain de ramener Ahmadinejad à la raison, des entreprises du monde continuaient à fournir à Téhéran les matériaux et outils nécessaires à la bonne marche de son programme nucléaire. La résolution 1737 interdit désormais (officiellement) de telles pratiques. Mais une question : Les entreprises concernées n’ont-elles pas la moindre lueur de bon sens ?! A moins que certaines, au moins, pensent encore que l’objectif d’Ahmadinejad consiste réellement en l’utilisation civile du nucléaire, bien que ce dernier n’ait de cesse de rappeler que «dès que cette phase [d’enrichissement nucléaire] sera terminée, l’élimination d’Israël sera facile et rapide». Peu probable… et effrayant à la fois. A croire que l’histoire n’enseigne pas grand-chose.

Europe, 1938 : alors qu’Adolf Hitler ne cachait nullement ses intentions (comme Ahmadinejad n’a jamais caché les siennes), les diplomates européens se félicitaient des progrès des négociations en cours avec le régime nazi, à l’instar de Chamberlin de retour de sa rencontre avec Hitler au Rheinhotel Dreesen. Bien évidemment, la situation est aujourd’hui différente. L’Iran représente, par exemple, des intérêts hautement stratégiques, entre autres pour la Russie et la Chine. Toutefois, conviendrait-il peut-être de ne pas oublier que l’action iranienne a pour but avoué l’extermination d’Israël… Alors que faire ? Attendre que l’Iran crée des réalités qui ne se discutent plus, comme l’Allemagne l’avait fait en Pologne ?

 

La réaction iranienne suite à l’adoption de la résolution 1737 ne sait quant à elle pas faite attendre : si le porte-parole du parlement iranien, Gholamali Haddadadei, avait déjà proféré des menaces envers le Conseil de sécurité avant même que le vote ne soit clos, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, vient de déclarer que l’Iran commencerait dès aujourd’hui (dimanche) à installer les 3000 centrifugeuses nécessaires à l’enrichissement nucléaire, tout en se positionnant en victime, par le biais de son ambassadeur onusien Javad Zarif qui déplore l’«injustice historique» faite à son pays par l’organisation internationale. En même temps, on le comprend Javad Zarif : pour peu qu’un vent de surdité ne nous assaille, Téhéran ne demande qu’à poursuivre, en bonne intelligence, son programme d’utilisation civile du nucléaire…

 

En réponse, les Européens se soudent et montrent une rare unité politique. Leurs ambassadeurs près l’Onu ont ainsi déclaré uni sono que ces sanctions ne représentaient pas la fin des négociations, mais bien le début de nouvelles discussions, affigeant de fait une certaine fermeté. Mais voilà, si cette unité de la communauté internationale est précieuse, il faudra quand même peut être prendre conscience, à un moment ou un autre, qu’une négociation nécessite au moins deux partenaires, ce qui n’est visiblement pas le cas ici, au regard des déclarations iraniennes…Vous avez dit 1938 ?

Par, Kai Littmann


(Taken from
www.europeus.org)


   
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