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Femmes et cetera
by Europe & Us
2006-11-29 10:11:30
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La France appartiendrait-elle enfin aux femmes. Du moins sa destinée ? Ségolène n’est pour rien dans cette affaire, ou pas à elle seule du moins. Ségolène a été élue, acclamée, presque plébiscitée dès le premier tour de l’investiture socialiste. Recueillir plus de 60% des voix auprès des adhérents n’est pas rien, surtout face à un Dominique Strauss-Kahn et un Laurent Fabius. Reconnaissons-le, quand bien même lui appartiendrait-il désormais de ne pas décevoir. Pour cela lui faudra-il encore marquer son territoire. Défendre un projet propre, cohérent, compréhensible. Rassembler ne signifier pas associer des pièces de puzzles inassemblables.

europeus

Sarkozyste dans l’approche répressive, strauss-kahnienne dans l’approche économique. Fabusienne dans celle européenne. Ségolène est un patchwork politique à elle toute seule. Mais pas de ceux que l’on aime offrir. Alors oui, reste le côté glamour. Le côté hollywoodien de sa candidature présidentielle. Le côté Hillary Clinton auquel nombre d’Européens seraient prêts à succomber s’ils devaient leur appartenir de désigner le prochain chef d’Etat américain. Mais est-ce suffisant ? Etre femme est peut-être tout un programme dans la vie mais pas en politique, pour peu que l’on croit que politique puisse encore rimer avec convictions, cohérence, défense d’un projet, d’une vision (et non d’un simple désir) d’avenir. Les socialistes seront unis autour de Ségolène. C’est vrai. Officiel. Parole de scout. Mais de quelle union parle-t-on ? Celle du plus petit dénominateur commun ? Si tel est le cas, autant voter pour un encéphalogramme plat.
A droite, une autre femme émerge, poussée par Chirac et les siens. Huée par les membres de l’UMP, faisant bloc comme un seul homme, ou presque, derrière Nicolas Sarkozy, le « candidat naturel » du parti. Cette femme c’est Michèle Alliot-Marie, ministre actuellement en charge de la Défense. Alors oui, c’est vrai : elle ne fait pas l’unanimité. Loin de là. Qui plus est au sein même de son parti. Et plus à bien y réfléchir, plus la création du Chène semble faire office de porte de sortie. Mais MAM frappe les esprits par son irrévérence envers Nicolas Sarkozy. N’hésite pas à le tacler sur son propre terrain, physique (le parti) et idéologique (les idées). Dommage, presque, que l’on en sache pas plus sur elle, sur sa vision de l’Etat et de la France. Mais c’est vrai. Alliot-Marie n’est pas candidate. Pas encore, du moins tant que Chirac n’aura pas décidé de son propre sort. Sa femme, Bernadette, n’a eu de cesse de le rappeler ces derniers jours : le président est encore en pleine forme. Il a encore toute sa tête. Tant mieux pour lui. Mais peut-être serait-il bon de rentrer au chaud maintenant.
Deux femmes pour peut-être un même destin. Celui de sortir du rang et de tenter de s’affirmer là ou nulle n’avait jusqu’alors essayé ou été autorisée à le faire. Ségolène face aux dinosaures du parti socialiste. Alliot-Marie face au jeune loup de l’UMP. A moins, qui sait, qu’une autre femme ne sorte du lot. Podcastée dans un petit restaurant parisien, Clémentine Autain touche par sa fraîcheur. Ses idées, bien que d’extrême-gauche, en ressortent presques ragaillardies. Sans doute parce qu’elle est femme, jeune et féminine. Surtout, peut-être, parce qu’elle dénote par un franc-parler auquel on n’était plus guère habitué dans un monde politique adepte de la langue de bois. Ce que veut Clémentine est l’union des forces antilibérales. Un terme qu’elle dit ne pas aimer parce qu’elle en a «marre d’être anti». De ce définir «contre» et non «pour». Mais voilà, le terme positif reste encore à imaginer tant sa démarche s’inscrit dans une rupture d’avec l’existant. L’extrême gauche peut-elle poursuivre dans sa dynamique post référendaire ? La jeune femme dit y croire. Que les alters partent en campagne désunis, faute à quelques querelles de chefs ? «Non, je ne peux pas l’envisager. On n’est pas aussi cons que ça…» A voir, tant les clivages existent entre les différentes mouvances d’extrême-gauche. Mais si cette union devait se faire mi-décembre, pourquoi pas elle à sa tête. Elle qui semble réussir à faire du neuf avec des idéologies d’hier. Jamais l’extrême-gauche n’aura eu un tel boulevard politique devant elle. Si elle sait s’unir, nul doute que quelques surprises électorales pourraient advenir.

Par Christophe Nonnenmacher



(Taken from
www.europeus.org)


   
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